Le Château d'ARS : un lieu atypique chargé d'histoire - Proche Lyon , Villefranche-sur-Saône

L'histoire du Château d'Ars

La commune d'Ars-sur-Formans

Visiter à Ars et ses environs

Au village, vous pourrez visiter :

  • la Basilique
  • le presbytère du saint curé
  • la Providence
  • le Musée de cires

Dans les environs :

  • le Parc de Cibeins
  • les étangs de la Dombes
  • le Parc des oiseaux
  • les Châteaux de Fléchères de Trévoux et de St Bernard (Utrillo)

Plus d'infos sur le tourisme à Ars : www.ars-village.fr

Situation géographique

Ars-sur-Formans est une commune française de l'Ain (01) en Rhône-Alpes.

Au nord de Lyon (33 km) et au sud de Bourg-en-Bresse (45 km), le village est implanté au cœur de la région de la Dombes.

Ars borde les riches coteaux du Val de Saône à l’ouest. La commune est traversée par le Formans.

Le Saint curé d’Ars

En 1790, Ars devient une commune du département de l'Ain. Le nom d’Ars est désormais universellement associé à celui de son Saint curé Jean-Marie Vianney (1786-1859), connu pour ses miracles, confessions et célébrations.

De son vivant, il se rendait régulièrement au château d’Ars pour visiter le vicomte et mademoiselle d’Ars, ses bienfaiteurs.

Bien avant sa canonisation par le pape Pie XI en 1925, de nombreux pèlerinages ont lieu. Le 6 octobre 1986, le pape Jean-Paul II se rend dans le village d'Ars-sur-Formans, lors de son troisième voyage en France. Plus 500 000 pèlerins du monde entier viennent chaque année dans le village du curé d'Ars pour faire une halte spirituelle ou touristique.

La Basilique d’Ars

La Basilique d'Ars est construite à partir de 1862 sur la base de l'ancienne église datant du XIIe siècle. A l'origine la nouvelle église devait se substituer à l'ancienne. Devant l'opposition des paroissiens, seule l'abside a été détruite.

Les deux édifices ne font plus qu'un sur l'esplanade au centre du village. On peut admirer le clocher en carrons, les briques rouges typiques de la Dombes de l'Eglise du XIIème siècle en partie reconstruite par le Curé d'Ars, et le jeu coloré des formes et des matériaux : rouge brique du clocher, blanc et ocre de la pierre, vert d'eau des dômes. La polychromie intérieure (peintures décoratives aux couleurs vives des scènes de la vie du Saint) les vitraux, sculptures, verrières, marbre, granit rouge confèrent à l'ensemble une impression de richesse.

Les travaux furent financés notamment par une loterie dont les deux gros lots étaient le prie-Dieu et la montre du curé d'Ars, et qui rapporta 100 000 francs. Placée sous le vocable de sainte Philomène, la Basilique est élaborée par Pierre Bossan (architecte de N.Dame de Fourvière à Lyon), le peintre Paul Borel et le sculpteur Charles Dufraine. Le corps du Saint curé est enfermé dans un double cercueil en verre et est exposé dans une chasse aux yeux de tous ceux qui viennent le prier.

Le Château d'Ars

Le village, le château et son histoire

Dès l’an 969 le nom d’Ars est évoqué. Au XIe siècle, c’est l’un des nombreux fiefs de la sirerie de Villars. En 1226, Jean d’Ars cède sa terre au monastère de l'Île Barbe et Villars en conserve la souveraineté.

Au XIVe siècle, la garde du château est divisée entre les sires de Villars et de Beaujeu. Pendant près de 4 siècles le château est la possession de gentilshommes d’Ars. Après plusieurs possesseurs (Buchet, de la Porte, de Grolée, de Chabeu, de Cholier, de la Forge) en 1460, il devient la propriété de la famille Garnier des Garets.

Le village est brûlé par les troupes de Viry vers 1409, et subit, au siècle suivant, les conséquences des guerres de religion. La paroisse d'Ars appartient à la principauté de Dombes et à la châtellenie de Trévoux avant d'être rattachée en 1762, comme l'ensemble de la Dombes, au royaume de France.

Les occupants du Château de 1377 à nos jours

Pierre d’Ars est le premier propriétaire du château. En l’absence d’unification du royaume de France, les seigneuries voisines d’Ars convoitent le château.

De 1377 à 1382 une garnison de soldats est maintenue au château par les sires de Beaujeu et de Villars. Les Savoisiens finissent par prendre le château en 1382. Le duc de Bourbon prend et brûle le village. Le donjon du château est démoli, puis reconstruction et rénovation style Renaissance.

Entre 1460 à 1563 le château est vendu à quatre reprises. Ensuite, par l’effet de son mariage avec Lucrèce du Gourd en 1567 François Garnier des Garets devient possesseur. Sa famille reste propriétaire jusqu’en 2010.

Mme Didier-Berjon, actuelle propriétaire, reprend le château par affect et dévotion personnelle au St curé d’Ars lui venant de ses aïeux et de son histoire familiale.

La restauration du château, mis hors d’eau par la réparation de la toiture remaniée en tuiles beaujolaises actuelles ; les planchers, carrelages et poutres sont restitués autant que possible ; le volume du rez-de-chaussée est conservé avec réaménagement des cuisines ; les volumes du 1er étage et du 2ème sont en partie restaurés et sera restitué sur tout ou partie de l’ensemble.

La chapelle intérieure datant du XIXème a été entièrement refaite avec les fresques originales dessinées par Pierre Bossan, architecte des basiliques d’Ars et Fourvière, et aménagée en bureau privé.

Les espaces voûtés, montée d’escalier et planchers d’époque sont conservés et consolidés. Les chambres sont restaurées sur l’aile Est et aménagées avec goût originalité et caractère.

L’aile ouest a été rénovée en 2015. Il reste encore de nombreux travaux d’aménagement pour restaurer la chapelle extérieure du XVIIIème (toiture et intérieur) ainsi que la bâtisse elle-même.

Les évolutions architecturales du château du XIème à nos jours

Une première maison forte, surmontée d'un donjon aujourd'hui disparu, a été érigé sur un monticule de terre une "poype" (motte castrale de la Dombes. Cette maison forte dépendait de la principauté des Sires de Villars. Le château est ceinturé de douves qui délimitent aujourd'hui son parc.

En terme de construction, la façade a conservé son unité architecturale, par l'utilisation des fameux "carrons" (brique épaisse) La terre est moulée, séchée et cuite dans un four appelé "carronnière". Ce matériau massif utilisé lors de la construction des grands domaines féodaux (châteaux et remparts), est très résistant aux chocs, au gel, et sa fabrication est facile pour la protection des fortifications. Le bâti en terre et galets, très utilisés en Dombes, étaient employés la majeure partie du temps dans le soubassement des murs des maisons et dans les murs de clôture. La technique de pose la plus ancienne « l’opus spicatum » (en épi de blé ou « arête de poisson ») est une alternance de briques, de carrons, de galets, servant à isoler le mur en pisé de l’humidité et à décorer les façades.

Une reconstruction des façades avec rénovation style Renaissance s’opère fin du XIIIème et début du XIVème avec suppression des meurtrières, alternance de pierres et de briques rouges. Les fenêtres à meneaux sont encore visibles sur les façades Est, Nord et dans la cour intérieure. En 1732 une chapelle extérieure est construite dans le parc (en cours de rénovation).

Une seconde démolition partielle a lieu lors de la Révolution en 1789. Faute de pouvoir disposer des matériaux d’origine, la reconstruction s’opéra en pierres dorées du Beaujolais. Les tomettes médiévales sont conservées avec réfection des sols des 3 pièces d’honneur donnant sur le parc. Le salon d’angle (dénommé Jean Marie Vianney depuis 2010) est habillé d’un parquet à losanges en bois d’essences différentes. Le hall et la pièce de réception attenante sont équipés de tomettes d’argiles mêlées de rouge et jaune. La figure géométrique dominante reste le losange. L’architecture intérieure médiévale disparaît derrière des boiseries anglaises (voûtes de pierres préexistantes dans certains placards). La montée d’escalier principale est dotée d’une structure composée de pierres et de briques alternée et disposée en arête de poisson comme dans la cour intérieure surmontée de voûte dont les pierres sablées portent encore l’initiale de leur tailleur.

Le Salon du Levant conserve un salon à la française depuis son origine et le Salon du Donjon, partie la plus ancienne élevée sur cave, comporte un bureau incrusté dans la boiserie réalisé en 1827 pour les besoins de Prosper Garnier des Garets d’Ars, devenu maire de cette commune, contemporain du Saint Curé d’Ars.